Formulaire de contact
Envoyer
Envoyer

Les femmes qui font l'économie du Cantal à l'honneur

trophéesL’association Cant’Elles, réseau professionnel féminin implanté sur le Pays d’Aurillac, a remis pour la première fois sept trophées aux femmes de l’économie cantalienne.

Isabelle Sima, préfet du Cantal, a accueilli en préfecture cette cérémonie mettant à l’honneur l’entreprenariat au féminin.

Marie Carreaud, la présidente de l’association, a rappelé que la remise de ces trophées représentaient « un témoin de l’action nécessaire pour l’évolution du droit des femmes » mais également le témoignage « de la place des TPE dans notre économie rurale ».

PRIX DE LA CREATION D’ENTREPRISE :
le Garde-Manger de Sarah Gardner et Orianne Mouzet

Sarah Gardner, 40 ans, est autralienne. Orianne Mouzet, 35 ans, a vadrouillé pendant 13 dans à travers le monde. Il y a deux ans, elles se sont installées à Polminhac pour rénover une maison. Et puis les deux épiceries du village ont fermé. Alors, elles se sont lancées en créant en 2016 une épicerie à leur goût, refusant d’être franchisées pour être libres de choisir leurs produits. Sur les rayons : du local, du bio mais aussi des produits japonais, italiens ou encore chinois, découverts lors de périples.

PRIX DE LA PRESENCE DIGITALE :
la mercerie de l’étoile de coton d’Alexandra Benonie

Elle vend des tissus, des patrons et des kits de couture partout en France et en Europe, depuis Saint-Paul-des-Landes, à une poignée de kilomètres d’Aurillac. « Tout ce qu’il me faut, c’est une connexion internet et un bureau de Poste. Là, je suis inquiète car celui de Saint-Paul est menacé », souffle Alexandra Benonie. En déménageant en 2015 de Bruxelles au Cantal, elle n’a « pas perdu de temps à chercher un poste de chef de produits marketing, comme avant ». La jeune femme opte pour le développement d’une boutique en ligne sur son site internet de conseils sur la couture, la mercerie de l’étoile de coton. Et ça marche. Elle compte embaucher une personne d’ici un an.

PRIX DE LA TRANMISSION :
la fleuriste Maxine Jeanjean
« C’est toujours difficile de reprendre un commerce tenu pendant 40 ans par une femme dotée de beaucoup de charisme », note Marie Carreaud. Maxine Jeanjean, elle même pourvu d’un caractère certain, a réussi ce défi. La fleuriste est à la tête depuis un an de sa propre boutique, située aux Alouettes à Aurillac.

PRIX DE LA PRESENCE RURALE :
les yourtes de Sandrine Wallet
« Le confort moderne en pleine nature. » Il y a vingt ans, Sandrine Wallet changeait de vie, quittait Paris pour le Cantal. Elle s’installait à Vitrac, et montait parrallèlement trois yourtes, équipées de douches et de hammam, en pleine forêt.

PRIX DE LA 2e MARCHE :
la photographe Caroline Guillaume
Elle aussi n’est pas Cantalienne d’origine. Caroline Guillaume a débarqué à Aurillac en 2009. Aujourd’hui, à 38 ans, la photographe, spécialisée dans les clichés de grossesse et de nouveaux-nés, dispose de son propre studio dans la préfecture. « Elle a osé sortir de la confidentialité, sortir de chez elle pour avoir pignon sur rue », considère Marie Carreaud.

PRIX COUP DE CHAPEAU :
Feriel Ben Brahim
Les histoires les plus courtes sont les meilleures ? En 2014, Feriel Ben Brahim lançait le Scarlett shop à Aurillac, une boutique de cup cakes faits maison. Deux ans plus tard, malgré le succès, elle rangeait son tablier. « Elle ne s’était pas posé de question, elle s’était lancé. Et puis elle n’avait plus envie, donc elle a arrêté », résume Marie Carreaud, qui lui tire donc son (coup de) chapeau pour cette prise de décision spontannée.

PRIX COUP DE COEUR :
l’architecte Emilie Bernard
Dix ans au sein de l’atelier d’architecture de Simon Teyssou, spécialisée dans une approche écologique, ça laisse des traces. L’architecte Emilie Bernard en ressort avec un trait de caractère professionnel : « L’utilisation du bois. » A 38 ans, elle s’est installée à son compte à Aurillac, en 2014, et travaille essentiellement à la rénovation de commerces, de maisons individuelles ou d’entreprises.